﻿{"id":1952,"date":"2016-02-03T18:23:37","date_gmt":"2016-02-03T17:23:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/?p=1952"},"modified":"2017-06-28T13:59:30","modified_gmt":"2017-06-28T12:59:30","slug":"presse-parallele-en-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/presse-parallele-en-france\/","title":{"rendered":"PRESSE PARALLELE: LA CONTRE-CULTURE EN FRANCE ANNEES 70"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">[Alternative] Extraits du Livre de Steven Jezo Vannier (LeMotetLeReste 2011)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/fanzines-zine-culture\/4234-presse-parallele-la-contre-culture-en-france-dans-les-70s.html\" target=\"_blank\"><strong>PRESSE PARALLELE: LA CONTRE CULTURE EN FRANCE DANS LES ANNEES 70<\/strong><\/a> &#8211; Steven Jezo-Vannier (Le Mot et le Reste 2011)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/fanzines-zine-culture\/4234-presse-parallele-la-contre-culture-en-france-dans-les-70s.html\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-1953 size-medium\" title=\"Voir sur le site de La Petroleuse\" src=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/\/presse-parallele-211x300.jpg\" alt=\"presse-parallele\" height=\"300\" width=\"211\" srcset=\"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/presse-parallele-211x300.jpg 211w, https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/presse-parallele.jpg 246w\" sizes=\"(max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><\/a><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Une s\u00e9rie de rencontre pr\u00e9cipite la formation du journal Lib\u00e9ration: celle de deux hommes, Jean Claude Vernier et Jean Ren\u00e9 Huleu; celle de deux horizons, le mao\u00efsme et l&rsquo;underground; et celle de trois journaux, le contre-culturel G\u00e9ranonymo, le traditionnel Paris Jour disparu et le bulletin de l&rsquo;APL. Ces r\u00e9unions d\u00e9bouchent sur la cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re Pirate dont la ligne \u00e9ditoriale se r\u00e9sume \u00e0 la volont\u00e9 d&rsquo;ancrer le journalisme dans la r\u00e9alit\u00e9 et la v\u00e9rit\u00e9 au coeur de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement et de l&rsquo;information: nouvelle expression de ce souci de v\u00e9rit\u00e9, de libert\u00e9 et d&rsquo;unit\u00e9 avec le peuple. Alors qu&rsquo;\u00e9clate l&rsquo;affaire de Bruay-en-Artois, per\u00e7ue comme un focus judiciaire de la lutte des classes par les anciens de la GP, les r\u00e9flexions vont bon train dans le r\u00e9seau mao-APL-Pirate. Dans les locaux de G\u00e9ranonymo, un nouveau journalisme s&rsquo;invente, Lib\u00e9ration prend forme tandis que La Cause du peuple &#8211; J&rsquo;accuse agonise.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0La v\u00e9ritable transition entre la \u00ab\u00a0r\u00e9volution culturelle\u00a0\u00bb des mao\u00efstes et la contre-culture passe par l&rsquo;interm\u00e9diaire du groupe Vive la r\u00e9volution (VLR), dont le ton volontairement enthousiaste et festif rompt avec la rigidit\u00e9 et le dogmatisme des gauchismes traditionnels. Son journal, Tout!, t\u00e9moigne au fil des num\u00e9ros de l&rsquo;\u00e9volution du groupe. Il op\u00e8re un passage de t\u00e9moin entre les r\u00e9volutionnaires de la lutte des classes de Mai 68 et ceux qui s&rsquo;engagent, d\u00e8s 1970, dans la lutte des g\u00e9n\u00e9rations. Tout! accompagne les changements qui s&rsquo;amorcent lentement au sein de l&rsquo;underground r\u00e9volutionnaire et dans les mentalit\u00e9s d&rsquo;une jeunesse de plus en plus en position de rupture avec les anciennes g\u00e9n\u00e9rations.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Les fanzines, contraction de \u00ab\u00a0fan magazine\u00a0\u00bb, comptent parmi les p\u00e9riodiques, les plus divers et nombreux: La Bulle du Pape, Le Citron hallucinog\u00e8ne, Energie, L&rsquo;Envoy\u00e9 des dieux, L&rsquo;Hygi\u00e9nique, Ile sonnante, Soi-m\u00eame&#8230; ne sont que quelques noms parmi des centaines. Ils sont r\u00e9alis\u00e9s par des amateurs avec les moyens disponibles, tap\u00e9s \u00e0 la main ou m\u00eame \u00e9crits \u00e0 la plume pour les plus rudimentaires, \u00e9dit\u00e9s sur Ron\u00e9o Gestetner ou en Offset pour les plus organis\u00e9s. Artisanaux, ils sont \u00e9galement clandestins, l&rsquo;essentiel d&rsquo;entre eux ne poss\u00e9dant aucun d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et demeurant, par cons\u00e9quent, totalement inconnus des autorit\u00e9s.(&#8230;) Par leur fabrication autant que par leur diffusion, les fanzines \u00e9chappent \u00e0 tout contr\u00f4le, aussi bien \u00e0 la censure \u00e9tatique qu&rsquo;\u00e0 celle des distributeurs et vendeurs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Par del\u00e0 toutes ces divergences, certains acteurs du mouvement tentent de tisser des liens entre les communaut\u00e9s, de rassembler les communards au sein d&rsquo;un r\u00e9seau commun permettant d&rsquo;\u00e9tablir un syst\u00e8me d&rsquo;entraide et d&rsquo;information.La presse appara\u00eet naturellement comme l&rsquo;outil incontournable de cette tentative. Plusieurs titres voient ainsi le jour: Le Bulletin de Gourgas, La Gazette communautaire et le Courrier communautaire en 1972, Hyperutopie et Infarctus en 1973, Horla en 1974. Mais ces derniers ne publient que trop peu de num\u00e9ros, et leur diffusion reste bien trop locale pour pr\u00e9tendre \u00e0 une quelconque r\u00e9union des exp\u00e9riences communautaires. Un journal perce et parvient \u00e0 faire entendre sa voix: C (pour Communaut\u00e9s).\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Certes participatif, le journal n&rsquo;en est pas moins \u00ab\u00a0contr\u00f4l\u00e9\u00a0\u00bb par le MLF qui, on le constate dans le bilan du num\u00e9ro 3, p\u00e8se dans le choix des articles et l&rsquo;orientation politique, g\u00e9n\u00e9rant une certaine autocensure au sein de l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9dactionnelle. Rapidement, les articles du Torchon n&rsquo;h\u00e9sitent plus \u00e0 critiquer le MLF, accus\u00e9 de centraliser et de r\u00e9sumer \u00e0 lui seul un mouvement d&rsquo;ensemble. Dans le deuxi\u00e8me num\u00e9ro, un article intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le MLF contre le Mouvement de lib\u00e9ration des femmes\u00a0\u00bb expose le ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab\u00a0d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence\u00a0\u00bb qui touche l&rsquo;organisation: le mouvement ne doit pas se limiter aux structures du MLF, de la m\u00eame mani\u00e8re que la r\u00e9volution des femmes doit \u00eatre conduite par la gent f\u00e9minine dans son ensemble et non par une poign\u00e9e de repr\u00e9sentantes. Cherchant \u00e0 se d\u00e9livrer de l&#8217;emprise du MLF, Le Torchon multiplie les appels \u00e0 la participation, il veut \u00eatre le journal du mouvement des femmes et non celui des femmes du Mouvement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0En juin 1972, le FHAR accouche de son journal dont le titre provocateur n&rsquo;est pas sans rappeler la g\u00e9n\u00e8se du mouvement: le Fl\u00e9au Social. Comme \u00e0 son habitude le FHAR se joue de la carricature: il place sur la couverture du premier num\u00e9ro, un dessin de Robert Crumb figurant le visage haletant d&rsquo;un homme en \u00e9tat de manque et s&rsquo;\u00e9criant \u00ab\u00a0Sex\u00a0\u00bb. Le mensuel est r\u00e9alis\u00e9 par le Groupe 5 qui lui donne sa libert\u00e9 de ton et son engagement libertaire. Le Fl\u00e9au condamne l&rsquo;enfermement id\u00e9ologique des luttes, il rejette ce gauchisme qui a refus\u00e9 leur main tendue, et qu&rsquo;il consid\u00e8re comme une forme de combat d\u00e9pass\u00e9 et limit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0L&rsquo;ouverture aux autres domaines de la contre-culture et le d\u00e9cloisonnement des genres s&rsquo;affirment de num\u00e9ro en num\u00e9ro. Le Pop est le titre le plus repr\u00e9sentatif de la free press fran\u00e7aise: artisanal, mais distribu\u00e9 honorablement, il est le fruit d&rsquo;une communaut\u00e9 qui pratique la politique du Do it yourself, tant vant\u00e9e par les Yippies am\u00e9ricains. Ses pages se colorent et traitent de toutes les th\u00e9matiques de la contre-culture, devan\u00e7ant souvent le g\u00e9ant Actuel dans le traitement des sujets: \u00e9cologie, homosexualit\u00e9, lib\u00e9ration des femmes, racisme&#8230; Son ton est celui du grand fr\u00e8re Hara-Kiri, la d\u00e9rision et l&rsquo;ironie s&rsquo;y \u00e9tablissent avec aisance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Sise nonchalemment sur les lauriers de cette popularit\u00e9, l&rsquo;\u00e9quipe s&rsquo;amuse du portrait que ses opposants font d&rsquo;elle: avec un premier degr\u00e9 aux limites de l&rsquo;inconsciente sottise, on se dispute pour savoir si Hara-Kiri est un journal plus b\u00eate que m\u00e9chant ou l&rsquo;inverse. Sa libert\u00e9 de parole et son outrageuse fa\u00e7on d&rsquo;en user agacent. (&#8230;) Dans les pages de Hara-Kiri, on rit du malheur pour mieux le ridiculiser; on stigmatise la m\u00e9diocrit\u00e9 et l&rsquo;abrutissement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 auxquels se soumet une majorit\u00e9 cr\u00e9dule et trop l\u00e2che pour combattre les puissants; on c\u00e9l\u00e8bre les dialogues de comptoirs, derniers refuges de la contestation fran\u00e7aise o\u00f9 le regrett\u00e9 Coluche puise \u00e9galement. Hara-Kiri rit de tout, c&rsquo;est en cela que r\u00e9side sa libert\u00e9. Il manie la d\u00e9rision totale et rejette tous les tabous.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Alternative] Extraits du Livre de Steven Jezo Vannier (LeMotetLeReste 2011) PRESSE PARALLELE: LA CONTRE CULTURE EN FRANCE DANS LES ANNEES 70 &#8211; Steven Jezo-Vannier (Le Mot et le Reste 2011) Extrait: \u00ab\u00a0Une s\u00e9rie de rencontre pr\u00e9cipite la formation du journal Lib\u00e9ration: celle de deux hommes, Jean Claude Vernier et Jean &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1954,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[35],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1952"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1952"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1952\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2258,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1952\/revisions\/2258"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1954"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1952"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1952"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1952"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}