﻿{"id":2043,"date":"2016-03-31T17:20:52","date_gmt":"2016-03-31T16:20:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/?p=2043"},"modified":"2017-06-28T11:05:30","modified_gmt":"2017-06-28T10:05:30","slug":"livre-walden-ou-la-vie-dans-les-bois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/livre-walden-ou-la-vie-dans-les-bois\/","title":{"rendered":"WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS"},"content":{"rendered":"<p>[Alternative] Extraits du livre (1854) de H.D Thoreau (Gallimard 2014)<\/p>\n<p><strong><a title=\"Voir sur le site de La Petroleuse\" href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/ecologie\/4068-walden-ou-la-vie-dans-les-bois.html\" target=\"_blank\">WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS<\/a><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/ecologie\/4068-walden-ou-la-vie-dans-les-bois.html\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2044 size-medium\" title=\"Voir sur le site de La Petroleuse\" src=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/\/walden_ou_la_vie-198x300.jpg\" alt=\"walden_ou_la_vie\" height=\"300\" width=\"198\" srcset=\"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/walden_ou_la_vie-198x300.jpg 198w, https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/walden_ou_la_vie.jpg 231w\" sizes=\"(max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/a>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Lorsqu&rsquo;un homme est chauff\u00e9 suivant les diff\u00e9rents modes que j&rsquo;ai d\u00e9crits, que lui faut il ensuite? Assur\u00e9ment nul surcroit de chaleur du m\u00eame genre, ni nourriture plus abondante et plus riche, maisons plus spacieuses et plus splendides, v\u00eatements plus beaux et en plus grand nombre, feux plus nombreux, plus continus et plus chauds, et le reste. Une fois qu&rsquo;il s&rsquo;est procur\u00e9 les choses n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;existence, s&rsquo;offre une autre alternative que de de se procurer les superfluit\u00e9s; et c&rsquo;est de se laisser aller maintenant \u00e0 l&rsquo;aventure sur le vaisseau de la vie, ses vacances loin d&rsquo;un travail plus humble ayant commenc\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Vers la fin de mars 1845, ayant emprunt\u00e9 une hache je m&rsquo;en allai dans les bois qui avoisinaient l&rsquo;\u00e9tang de Walden, au plus pr\u00e8s du quel je me proposais de construire une maison, et me mis \u00e0 abattre quelques grands pins Weymouth fl\u00e9chus, encore en leur jeunesse, comme bois de construction. Il est difficile de commencer sans emprunter, mais sans doute est-ce la plus g\u00e9n\u00e9reuse fa\u00e7on de souffrir que vos semblables aient un int\u00e9r\u00eat dans votre entreprise. Le propri\u00e9taire de la hache, comme il en faisait l&rsquo;abandon, d\u00e9clara que c&rsquo;\u00e9tait la prunelle de son oeil; mais je la lui rendis plus aiguis\u00e9e que je ne la re\u00e7us. C&rsquo;\u00e9tait un aimable versant de colline que celui o\u00f9 je travaillais, couvert de bois de pins, \u00e0 travers lesquels je promenais mes regards sur l&rsquo;\u00e9tang, et d&rsquo;un libre petit champ au milieu d&rsquo;eux, d&rsquo;o\u00f9 s&rsquo;\u00e9lan\u00e7aient des pins et des hickorys. \u00ab\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0J&rsquo;appris de mes deux ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience qu&rsquo;il en co\u00fbterait incroyablement peu de peine de se procurer sa nourriture n\u00e9cessaire m\u00eame sous cette lattitude; qu&rsquo;un homme peut suivre un r\u00e9gime aussi simple que font les animaux, tout en conservant sant\u00e9 et force. J&rsquo;ai d\u00een\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on fort satisfaisante, satisfaisante \u00e0 plusieurs points de vue, simplement d&rsquo;un plat de pourpier (Portulaca oleracea) que je cueillis dans mon champ de bl\u00e9, fis bouillir et additionnais de sel. Je donne le latin \u00e0 cause de la saveur du nom vulgaire. Et, dites moi, que peut d\u00e9sirer de plus un homme raisonnable, en temps de paix, \u00e0 l&rsquo;ordinaire midi, qu&rsquo;un nombre suffisant d&rsquo;\u00e9pis de ma\u00efs verts bouillis, avec l&rsquo;addition de sel ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Le plus pr\u00e8s que j&rsquo;approchai de la possession effective fut lorsque ayant achet\u00e9 la terre de Hollowell, j&rsquo;eus commenc\u00e9 \u00e0 choisir mes graines, et rassembl\u00e9 de quoi fabriquer une brouette pour la faire marcher, sinon l&#8217;emporter; mais le propri\u00e9taire ne m&rsquo;avait pas encore donn\u00e9 l&rsquo;acte, que sa femme changea d&rsquo;id\u00e9e et voulu la garder, sur quoi il m&rsquo;offrit dix dollars pour le d\u00e9gager de sa parole. Or, \u00e0 dire vrai, je ne poss\u00e9dais au monde que dix cents, et il fut au-dessus de mon arithm\u00e9tique de dire si j&rsquo;\u00e9tais l&rsquo;homme qui poss\u00e9dait dix cents, ou poss\u00e9dait une ferme, ou dix dollars, ou le tout ensemble. N\u00e9anmoins je le laissais garder les dix dollars et la ferme avec, attendu que je l&rsquo;avais, lui, fait suffisamment marcher; ou plut\u00f4t, pour \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux, je lui vendis la ferme juste le prix que j&rsquo;en donnai, et, comme il n&rsquo;\u00e9tait pas riche, lui fis pr\u00e9sent de dix dollars; encore me resta t-il mes dix cents, mes graines et de quoi fabriquer une brouette. Je d\u00e9couvris par l\u00e0 que j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 riche sans nul dommage pour ma pauvret\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Singuli\u00e8re exp\u00e9rience que cette longue connaissance cultiv\u00e9e par moi avec des haricots, soit en les semant, soit en les sarclant, soit en les r\u00e9coltant, soit en les battant au fl\u00e9au, soit en les triant, soit en les vendant &#8211; c&rsquo;\u00e9tait, ceci, le plus dur de tout &#8211; je pourrais ajouter, soit en les mangeant, car, oui, j&rsquo;y go\u00fbtai. J&rsquo;\u00e9tais d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre les haricots. Tandis qu&rsquo;ils poussaient, j&rsquo;avais coutume de sarcler de cinq heures du matin \u00e0 midi, et g\u00e9n\u00e9ralement employais le reste du jour \u00e0 d&rsquo;autres affaires. Songez \u00e0 la connaissance intime et curieuse qu&rsquo;ainsi l&rsquo;on fait avec toutes sortes d&rsquo;herbes &#8211; il y aura lieu \u00e0 quelque redite dans le r\u00e9cit, car il y a pas mal de redites dans le travail &#8211; en troublant sans plus de piti\u00e9 leurs d\u00e9licats organismes, et en faisant de si r\u00e9voltantes distinctions avec son sarcloir, rasant des rangs entiers d&rsquo;une esp\u00e8ce, pour en cultiver assid\u00fbment d&rsquo;une autre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Parfois mes pas me portaient soit aux bouquets de pins, dress\u00e9s comme des temples, ou des escadres en mer, toutes voiles dehors, leurs rameaux ondoyant o\u00f9 se jouait la lumi\u00e8re, si velout\u00e9s, si verts, si ombreux, que les druides eussent d\u00e9laiss\u00e9 leurs ch\u00eanes pour adorer en eux; soit au bois de c\u00e8dres pass\u00e9 l&rsquo;Etang de Flint, o\u00f9 les arbres couverts de baies bleues givr\u00e9es, poussant toujours plus haut leur fl\u00e8che, sont dignes de se dresser devant le Valhalla, et le g\u00e9n\u00e9vrier rampant couvre le sol de festons charg\u00e9s de fruits; soit aux marais o\u00f9 l&rsquo;usn\u00e9e se suspend en guirlandes aux sapins noirs, et les \u00ab\u00a0chaises de crapaud\u00a0\u00bb, tables rondes des dieux des marais, couvrent le sol, pour d&rsquo;autres et plus beaux champignons adorner les troncs d&rsquo;arbres, tels des papillons, tels des coquillages, bigorneaux v\u00e9g\u00e9taux; \u00ab\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait:<\/strong> \u00ab\u00a0Si nous connaissions toutes les lois de la Nature, nous n&rsquo;aurions besoin que d&rsquo;un fait, ou de la description d&rsquo;un seul ph\u00e9nom\u00eane r\u00e9el, pour tirer toutes les conclusions particuli\u00e8res \u00e0 ce point. Actuellement nous ne connaissons que quelques lois, et notre conclusion se trouve fauss\u00e9e, non pas, cela va sans dire, par suite de nulle confusion ou irr\u00e9gularit\u00e9 dans la Nature, mais par suite de notre ignorance des \u00e9l\u00e9ments essentiels dans le calcul. Nos notions de loi et d&rsquo;harmonie sont g\u00e9n\u00e9ralement limit\u00e9es \u00e0 ces exemples que nous d\u00e9couvrons; mais l&rsquo;harmonie qui r\u00e9sulte d&rsquo;un beaucoup plus grand nombre de lois apparemment en conflit, et r\u00e9ellement en accord, non par nous d\u00e9couvertes, est encore plus surprenante.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Alternative] Extraits du livre (1854) de H.D Thoreau (Gallimard 2014) WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS Extrait: \u00ab\u00a0Lorsqu&rsquo;un homme est chauff\u00e9 suivant les diff\u00e9rents modes que j&rsquo;ai d\u00e9crits, que lui faut il ensuite? 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