﻿{"id":2270,"date":"2017-07-05T14:10:38","date_gmt":"2017-07-05T13:10:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/?p=2270"},"modified":"2017-07-05T14:23:33","modified_gmt":"2017-07-05T13:23:33","slug":"nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock\/","title":{"rendered":"NINETEEN &#8211; ANTHOLOGIE D&rsquo;UN FANZINE ROCK 1982-1988"},"content":{"rendered":"<p>[Rock] Extraits de l&rsquo;anthologie du zine Nineteen (Fondeurs deBriques 2016)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/4431-nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock-1982-1988.html\" target=\"_blank\"><strong>NINETEEN ANTHOLOGIE D&rsquo;UN FANZINE ROCK (1982-1988)<\/strong><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/4431-nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock-1982-1988.html\" target=\"_blank\">http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/4431-nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock-1982-1988.html<\/a><\/p>\n<p>Cette anthologie est une s\u00e9lection d&rsquo;articles parus dans le fanzine Nineteen qui, entre 1982 et 1988, s&rsquo;est fait l&rsquo;\u00e9cho de cette effervescence rock&amp;roll qui ne se reconnaissait pas dans la new wave ou dans la grosse cavalerie des charts. L\u2019anthologie reprend de nombreux papiers, alternant articles de fond et interviews, consacr\u00e9s aux Byrds, Love, MC5, The Sonics, Sky Saxon, The Chocolate Watch Band, The Flamin\u2019 Groovies, Syd Barrett, Elliott Murphy, Alex Chilton, The Replacements, The Cramps, The Gun Club, R.E.M., The Plimsouls, The Fleshtones, X, The Dream Syndicate, The Barracudas, The Soft Boys, The Undertones, Wilko Johnson, Dr Feelgood, The Prisoners, The Milkshakes, Nikki Sudden, Radio Birdman, The Saints, The Sunnyboys, Died Pretty, The Scientists, The Nomads ou, bien \u00e9videmment, les Dogs auxquels Nineteen a emprunt\u00e9 le titre d\u2019une chanson comme nom de bapt\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/4431-nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock-1982-1988.html\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2273 size-medium\" title=\"Voir sur le site de la Petroleuse\" src=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/\/nineteen-231x300.jpg\" alt=\"nineteen\" height=\"300\" width=\"231\" srcset=\"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/nineteen-231x300.jpg 231w, https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/nineteen.jpg 270w\" sizes=\"(max-width: 231px) 100vw, 231px\" \/><\/a>Extrait: (p.46):<\/strong> \u00ab\u00a0En 68, le MC5 apparait ainsi comme un groupe hors du commun. Rob Tyner est un hurleur myope et grassouillet qui s&rsquo;\u00e9poumone au-del\u00e0 de ses limites, passant du falsetto de \u00ab\u00a0Rambin&rsquo; Rose\u00a0\u00bb \u00e0 la folie grondante de \u00ab\u00a0Kick out the Jams\u00a0\u00bb avec une \u00e9nergie \u00e0 faire saliver une port\u00e9e de punks de la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. Fred \u00ab\u00a0Sonic\u00a0\u00bb Smith avec sa Mosrite immacul\u00e9e et Wayne Kramer, son pendant fris\u00e9 et narquois, sont deux guitaristes brillants et batailleurs, vrais symboles du Five et duo de r\u00eave. Sans oublier la paire de brutes qui tente tant bien que mal de coller \u00e0 la route: Dennis Thompson aux peaux et Michael Davis \u00e0 la basse. Les cinq en action, cela donne \u00ab\u00a0Rocket reducer\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Come together\u00a0\u00bb, une approche musicale qui tient plus de l&rsquo;\u00e9quarissage que du solf\u00e8ge ou de s\u00e9v\u00e8res coups de tabac comme le final du gigantesque \u00ab\u00a0Motor City is burning\u00a0\u00bb, chapard\u00e9 pour la bonne cause \u00e0 John Lee Hooker, leur voisin. M\u00eame les Troggs sont de la f\u00eate, qui voient le riff de base de \u00ab\u00a0I want you\u00a0\u00bb servir de charpente aux six minutes de d\u00e9glingue \u00e0 peine vert\u00e9br\u00e9es de \u00ab\u00a0I want you right now\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.99):<\/strong> \u00ab\u00a0Les Groovies en France. Un \u00e9v\u00e8nement suffisamment rare pour qu&rsquo;on ait eu envie de prendre date. Petit un: les voir sur sc\u00e8ne. Petit deux: planter un micro devant Cyril Jordan. Un des deux seuls survivants (l&rsquo;autre \u00e9tant le bassiste George Alexander) de la formation originale lanc\u00e9s dans un nouveau round, apr\u00e8s sept ans d&rsquo;absence et malgr\u00e9 un insucc\u00e8s chronique, il \u00e9tait aussi l&rsquo;un des derniers Groovies \u00e0 qui Nineteen n&rsquo;avait encore jamais pos\u00e9 ses petites questions. Partag\u00e9s entre l&rsquo;estime qu&rsquo;on peut l\u00e9gitimement nourrir vis-\u00e0-vis de l&rsquo;auteur d&rsquo;un album comme Shake some action et le d\u00e9sir d&rsquo;interviewer sans m\u00e9nagement le responsable d&rsquo;un disque d\u00e9sappointant comme le r\u00e9cent One night stand, nous sommes all\u00e9s le voir dans sa loge du Bikini, \u00e0 la suite d&rsquo;un concert qui en avait conquis certains, d\u00e9\u00e7us d&rsquo;autres.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.193):<\/strong> \u00ab\u00a0Et cette nuit diabolique qui n&rsquo;en finit pas. C&rsquo;est encore le sonorisateur fou qui, non content d&rsquo;avoir massacr\u00e9 le son pendant toute la tentative de concert, refait parler de lui. Il pique le camion du groupe, abandonnant sur place le matos, kidnappant par contre un Gordon qui \u00e0 cette heure flirte dangereusement avec le coma \u00e9thylique et d\u00e9campe plein pot, direction le nord&#8230; Et oui, ami lecteur, le feuilleton rebondit mais en attendant la suite, une page de publicit\u00e9: \u00ab\u00a0le meilleur groupe australien du monde s&rsquo;appelle les Headstones\u00a0\u00bb. Fin de la r\u00e9clame, Aahha-doub-doub-doub. Et nous retrouvons Gordon Spaeth, saxophoniste des Fleshtones devant l&rsquo;\u00e9ternel, \u00e9vanoui au fond d&rsquo;un camion pilot\u00e9 par un ricain siphonn\u00e9 en plein trip Retour vers l&rsquo;enfer et qui fonce dans la nuit auvergnate \u00e9toil\u00e9e vers une destination inconnue, qui s&rsquo;av\u00e9rera plus tard \u00eatre Orl\u00e9ans (pourquoi Orl\u00e9ans?) Quand on aura signal\u00e9 qu&rsquo;un peu plus t\u00f4t dans la soir\u00e9e, Gordon avait mis un point d&rsquo;orgue \u00e0 sa prestation sc\u00e8nique en fracassant son saxophone, on mesurera l&rsquo;\u00e9tendue du d\u00e9sastre. Pendant ce temps l\u00e0, les autres Fleshtones, rest\u00e9s \u00e0 Livinhac s&#8217;employaient \u00e0 contacter leurs potes, le chapitre d&rsquo;Orl\u00e9ans des Hell&rsquo;s Angels. Ils y r\u00e9ussirent finalement et les bikers intercept\u00e8rent les fuyards, \u00e9ject\u00e8rent le sonorisateur et ramen\u00e8rent le camion et Gordon \u00ab\u00a0Oh ma t\u00eate\u00a0\u00bb quelques centaines de kilom\u00e8tres plus au sud.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.229):<\/strong> \u00ab\u00a025 juin, les Cudas ach\u00e8vent leur Spring Banza\u00ef Tour dans les brouillards du nord de l&rsquo;Aveyron. Dernier concert, dernier rappel; Jeremy secoue sa grosse t\u00eate en sueur sur les filles du premier rang, Robin aligne ses solos avec son \u00e9l\u00e9gance habituelle et \u00e0 l&rsquo;autre bout de la sc\u00e8ne, Jim et Chris, le bon g\u00e9ant et le farfadet, donnent une \u00e9ni\u00e8me version du pas de deux boogie. Et Mark? il bat, mec, il bat. Gamine aussi est sur sc\u00e8ne: quatre guitares, deux basses&#8230; le son d\u00e9ferle en vagues monstrueuses. Le morceau? c&rsquo;est \u00ab\u00a0Slow death\u00a0\u00bb. Reprendre \u00ab\u00a0Slow death\u00a0\u00bb! Etonnez vous apr\u00e8s que ces gens aient mauvaise presse. Quoi de plus facile que de descendre en trois arguments un groupe qui pose en casquette Donovan, apr\u00e8s avoir arbor\u00e9 des panoplies surf city ? Quoi de moins hip que des musiciens qui avouent \u00eatre des fans ? Le plus \u00e9tonnant, c&rsquo;est que les Barracudas se rendent parfaitement compte de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 de leur position. Et c&rsquo;est cela m\u00eame qui fait toute leur force. Car conscients de leur vuln\u00e9rabilit\u00e9, ils se refusent pourtant \u00e0 adopter une attitude plus d\u00e9fendable. \u00ab\u00a0Slow death\u00a0\u00bb, Robin Wills l&rsquo;a jou\u00e9 dans tous les groupes qu&rsquo;il a travers\u00e9s avec comme unique raison que c&rsquo;est pour lui le parangon de la guitare rock. Pas question de changer sous pr\u00e9texte que la mode est pass\u00e9e. Les Barracudas sont des sortes de Don Quichotte du rock&rsquo;n&rsquo;roll. Ils croient \u00e0 une esp\u00e8ce de beat absolu et courent apr\u00e8s l&rsquo;ultime combinaison 6-12 cordes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.389):<\/strong> \u00ab\u00a0Cette ann\u00e9e l\u00e0, les Dogs qui ne se sont jamais aventur\u00e9s au del\u00e0 de la c\u00f4te normande, font quelques concerts \u00e0 Paris et, fin 74, ils participent au fameux tremplin du Golf Drouot. Ils ont des d\u00e9gaines dans le style de l&rsquo;\u00e9poque, cheveux longs, pattes d&rsquo;eph, Zox a une tronche \u00e0 la Marc Bolan avec ses boucles brunes et son \u00e9charpe. Seul Mimi a la m\u00eame t\u00eate qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d\u00e9j\u00e0 son air sombre. Le passage au Golf est une v\u00e9ritable p\u00e9rip\u00e9tie dans le sc\u00e9nario plut\u00f4t classique des d\u00e9buts du groupe. D&rsquo;abord, parce qu&rsquo;ils se font jeter de la boite, \u00e0 coups de pied au cul, \u00e0 cause de leurs effronteries par trop turbulentes et, ensuite, parce que l&rsquo;\u00e9pisode est racont\u00e9 par Philippe Man\u0153uvre dans Rock &amp; Folk. Man\u0153uvre a rencontr\u00e9 quelques jours plus t\u00f4t dans un train, un ami des Dogs, Frank Peeters, photographe attitr\u00e9 du groupe. Il lui parle d&rsquo;eux et du concert en pr\u00e9vision. Le concours de cette rencontre et d&rsquo;une gr\u00e8ve des postes prolong\u00e9s qui prive le journal de son courrier des lecteurs, fait que la seule lettre du num\u00e9ro de d\u00e9cembre 1974 est une missive de Man\u0153uvre qui raconte le concert avec autant de verve que d&rsquo;enthousiasme. Le ton de la lettre est compl\u00e8tement emball\u00e9 mais aussi un peu obscur; il s&rsquo;enflamme pour les Dogs mais il ne pr\u00e9cise pas qui ils sont ni d&rsquo;o\u00f9 ils viennent et se contente de d\u00e9crire le bordel qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 le concert. Ce premier contact avec la presse est \u00e0 la fois original et percutant mais n&rsquo;est pas d&rsquo;une grande utilit\u00e9 pour un groupe qui tourne \u00e0 peine et n&rsquo;a pas encore de disque.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Rock] Extraits de l&rsquo;anthologie du zine Nineteen (Fondeurs deBriques 2016) NINETEEN ANTHOLOGIE D&rsquo;UN FANZINE ROCK (1982-1988) http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/4431-nineteen-anthologie-dun-fanzine-rock-1982-1988.html Cette anthologie est une s\u00e9lection d&rsquo;articles parus dans le fanzine Nineteen qui, entre 1982 et 1988, s&rsquo;est fait l&rsquo;\u00e9cho de cette effervescence rock&amp;roll qui ne se reconnaissait pas dans la new wave ou &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2274,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[14],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2270"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2270"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2270\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2282,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2270\/revisions\/2282"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2274"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2270"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}