﻿{"id":2283,"date":"2017-07-05T16:33:12","date_gmt":"2017-07-05T15:33:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/?p=2283"},"modified":"2017-07-05T16:35:39","modified_gmt":"2017-07-05T15:35:39","slug":"moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk\/","title":{"rendered":"MOI, SHITHEAD &#8211; TOUTE UNE VIE DANS LE PUNK"},"content":{"rendered":"<p>[Punk] Extraits du livre de Joey Shithead Keithley (Rytrut 2011)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/2948-moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk.html\" target=\"_blank\"><strong>MOI SHITHEAD &#8211; TOUTE UNE VIE DANS LE PUNK<\/strong><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/2948-moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk.htm\" target=\"_blank\">http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/2948-moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk.htm<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moi, Shithead rapporte les souvenirs de la vie de Joey dans le punk. Les d\u00e9buts d&rsquo;une bande de gamins de Vancouver fascin\u00e9s par ce mouvement en plein essor, \u00e0 travers une g\u00e9n\u00e9ration d\u00e9sillusionn\u00e9e par le statu quo : des histoires d\u2019\u00e9meutes, de tourn\u00e9es, de concerts, en surmontant toutes sortes d\u2019obstacles avec une pure d\u00e9termination. Et \u00e0 travers tout cela, Joey r\u00e9v\u00e8le que le slogan de D.O.A. : TALK \u2013 ACTION = 0, repr\u00e9sente bien plus que de simples mots \u00e0 ses yeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/2948-moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk.html\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2284 size-medium\" title=\"Voir sur le site de la Petroleuse\" src=\"http:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/\/moi_shithead-217x300.jpg\" alt=\"moi_shithead\" height=\"300\" width=\"217\" srcset=\"https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/moi_shithead-217x300.jpg 217w, https:\/\/www.la-petroleuse.com\/blog\/wp-content\/uploads\/moi_shithead.jpg 253w\" sizes=\"(max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/a><strong>Extrait (p.52):<\/strong> \u00ab\u00a0A Toronto, je suis devenu adepte du bombage et j&rsquo;avais toujours avec moi ma tr\u00e8s pratique bombe de peinture, pr\u00eate \u00e0 l&rsquo;usage. C&rsquo;\u00e9tait la seule chose que j&rsquo;avais trouv\u00e9 pour faire un peu de pub au groupe. Le pouvoir des graffitis intelligents ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9s. Je ne suis pas certains que les miens entraient dans cette cat\u00e9gorie, mais les graffitis restent n\u00e9anmoins la voix du peuple. Je peignais le nom du groupe et diff\u00e9rents slogans \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des clubs, des \u00e9glises, sur les murs de la ville, partout o\u00f9 je pouvais. C&rsquo;\u00e9tait amusant de faire de la provocation et de la d\u00e9gradation en m\u00eame temps. Une rumeur disant que les flics cherchaient les Skulls commen\u00e7aient \u00e0 circuler en ville, mais je suppose qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais pris la peine de mater les affiches dans la rue. Nous n&rsquo;\u00e9tions pas si difficiles \u00e0 trouver. En un sens, Toronto \u00e9tait comme Vancouver: il y avait tr\u00e8s peu d&rsquo;endroits o\u00f9 jouer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.71):<\/strong> \u00ab\u00a0En \u00e9t\u00e9 1978, peu apr\u00e8s la sortie de Disco Sucks, j&rsquo;ai re\u00e7u une lettre de KUSF, une des radios universitaires de San Francisco, m&rsquo;informant que le titre figurait en premi\u00e8re place de leur hit-parade. J&rsquo;ai imm\u00e9diatement appel\u00e9 le Mabuhay Gardens, la mecque du punk rock de San Francisco, pour qu&rsquo;ils nous programment plusieurs concerts. Je n&rsquo;avais encore jamais organis\u00e9 de tourn\u00e9e par la route (\u00e0 part les vir\u00e9es pour une date \u00e0 Toronto et en Colombie Britannique) j&rsquo;ai donc appris en le faisant. Quand j&rsquo;ai eu Dick Dirksen au t\u00e9l\u00e9phone, le gros bonnet du Mabuhay, je lui ai dit que Disco sucks passait sur KUSF. Il \u00e9tait un peu raide au premier abord: \u00ab\u00a0t&rsquo;es qui d&rsquo;abord toi?\u00a0\u00bb; mais \u00e0 ma stup\u00e9faction, il nous programma pour un week-end en ao\u00fbt. Notre premi\u00e8re tourn\u00e9e \u00e9tait lanc\u00e9e, aussi petite fut-elle. Nous \u00e9tions tr\u00e8s excit\u00e9s. San Francisco avait une importante sc\u00e8ne punk.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.105):<\/strong> \u00ab\u00a0De partout aux Etats-Unis, des protestataires, des punks aux grands m\u00e8res, \u00e9taient venus dans la ville pour assister au festival. Il y en aurait beaucoup d&rsquo;autres du genre au cours des huit ann\u00e9es \u00e0 venir du r\u00e8gne de Reagan, mais celui ci \u00e9tait le premier d&rsquo;entre eux. L&rsquo;apr\u00e8s midi a d\u00e9marr\u00e9 avec beaucoup d&rsquo;\u00e9nergie et de discours. Environ deux milles opposants \u00e0 Reagan agitaient des pancartes, chantaient, et prenaient g\u00e9n\u00e9ralement du bon temps \u00e0 semer le trouble. Toxic Reasons, un super groupe de Dayton, Ohio, venait de terminer leur set tr\u00e8s stimulant quand on a remarqu\u00e9 une foule de gens se frayant un chemin \u00e0 travers Clark Park. Pendant que nous \u00e9tions sur sc\u00e8ne, on pouvait voir que ce n&rsquo;\u00e9tait pas d&rsquo;autres anti-Reagan, comme ceux pour qui on jouait. C&rsquo;\u00e9tait un groupe de pro-Reagan brandissant des pancartes faisant l&rsquo;\u00e9loge du grand \u00ab\u00a0d\u00e9-\u00e9mancipateur\u00a0\u00bb et agitant des drapeaux am\u00e9ricains. Au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;ils se rapprochaient, il commen\u00e7aient \u00e0 y avoir des \u00e9chauffour\u00e9es. On aurait dit que le chaos total \u00e9tait sur le point d&rsquo;\u00e9clater. Nous continuions de jouer pendant qu&rsquo;un escadron de fourgons de police arrivait par les rues autour du parc. La police avec des boucliers et des matraques anti-\u00e9meutes forma un cordon pour s\u00e9parer les deux groupes. Les pancartes s&rsquo;agitaient au-dessus du cordon de police, et il commen\u00e7ait \u00e0 y avoir des \u00e9changes de coups de poings et de coups de rangers. J&rsquo;ai regard\u00e9 les autres du groupe et leur ai dit:\u00a0\u00bb H\u00e9! Il est temps de jouer Fucked Up Ronnie.\u00a0\u00bb Et on a envoy\u00e9 la chanson. Quel tableau!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.137):<\/strong> \u00a0\u00bb Nous avons tous \u00e9clat\u00e9 de rire et Biscuits est sorti de la pi\u00e8ce en claquant la porte. Il a quitt\u00e9 D.O.A sur le champ. Pendant un moment, on s&rsquo;est dit que c&rsquo;\u00e9tait un trou du cul, mais en fait, il a particip\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de beaucoup de bons disques de D.O.A et j&rsquo;ai toujours souhait\u00e9 le meilleur pour lui dans la vie. Nous n&rsquo;avons pas mis longtemps pour trouver un rempla\u00e7ant; Dimwit se proposa tout de suite. Ca ne fut pas compliqu\u00e9. Maintenant il nous fallait de nouveau un bassiste. Apr\u00e8s avoir consid\u00e9r\u00e9 tous les candidats disponibles dans les environs de la ville, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de demander \u00e0 notre vieil ami Wimpy. Il avait chant\u00e9 avec les Subhumans qui, le bruit courait, \u00e9taient sur le point de splitter. Il a h\u00e9sit\u00e9 puis Lester l&rsquo;a convaincu de se joindre \u00e0 nous. Donc voil\u00e0 o\u00f9 nous en \u00e9tions, les trois quarts des Skulls se retrouvaient \u00e0 nouveau ensemble. Environ une semaine apr\u00e8s que Biscuits ait quitt\u00e9 DOA, Black Flag se ramenait en ville.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.189):<\/strong> \u00a0\u00bb J&rsquo;habitais au Fort Gore (m\u00eame si Dave me vira plus tard car j&rsquo;\u00e9tais trop bruyant et insupportable apr\u00e8s les concerts) et Dimwit nous rejoignit l\u00e0. On se retrouvait au Fort pour r\u00e9p\u00e9ter mais en fait nous faisions tout autre chose! On jouait au hockey de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rue, sur le parking d&rsquo;un supermarch\u00e9. Ainsi qu&rsquo;au football ou au baseball au bout du viaduc Georgia, avant qu&rsquo;il ne devienne un repaire de junkies, plein de seringues. On jouait au hockey sur table dans la cuisine du Fort Gore et nous jetions les palets comme des brutes pour voir qui faisait la plus belle entaille dans le bois de la porte d&rsquo;entr\u00e9e. Dave poss\u00e9dait un cano\u00eb, suspendu au plafond de la cuisine, et on le prenait parfois pour aller au lac Sasamat. C&rsquo;\u00e9tait vraiment comme notre propre MJC. Puis on s&rsquo;est s&rsquo;est finalement mis \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter et \u00e0 travailler sur de nouvelles compos.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Extrait (p.236):<\/strong> \u00ab\u00a0A Dallas, nous avons gar\u00e9 l&rsquo;autocar devant la Theatre Gallery pour piquer un petit roupillon avant le concert. Soudain, une bande d&rsquo;abrutis racistes se point\u00e8rent et commenc\u00e8rent \u00e0 pr\u00eacher leur version du manuel d&rsquo;Hitler au public en attente; racontant que les immigr\u00e9s prenaient leurs boulots et \u00e9taient en train de d\u00e9truire le mode de vie am\u00e9ricain. Plus tard durant le concert, les m\u00eames ploucs racistes fanfaronnaient sur la piste de danse, donnant des coups de poings aux gens et se comportant g\u00e9n\u00e9ralement comme des pauvres types. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de leur d\u00e9dier Fuck You. Le public s&rsquo;arr\u00eata compl\u00e8tement de danser. Tout en chantant, je me suis assur\u00e9 qu&rsquo;ils comprenaient que chaque \u00ab\u00a0fuck you\u00a0\u00bb prononc\u00e9 leur \u00e9tait adress\u00e9. Le plus grand type, leur chef, s&rsquo;avan\u00e7a vers la sc\u00e8ne, suivi de ses sous fifres. Il saisit mon micro et tenta de me l&rsquo;envoyer dans les dents. Au m\u00eame moment, je balan\u00e7ais ma vieille guitare SG de 1972 et atteignit le connard sur le c\u00f4t\u00e9 de la t\u00eate. Ce qui cassa le manche de la gratte.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Punk] Extraits du livre de Joey Shithead Keithley (Rytrut 2011) MOI SHITHEAD &#8211; TOUTE UNE VIE DANS LE PUNK http:\/\/www.la-petroleuse.com\/punk-rock\/2948-moi-shithead-toute-une-vie-dans-le-punk.htm Moi, Shithead rapporte les souvenirs de la vie de Joey dans le punk. 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