VICTOR DOJLIDA, UNE VIE DANS L’OMBRE


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VICTOR DOJLIDA, UNE VIE DANS L'OMBRE

Michèle Lesbre

[Résistance - France - Années 40]

Victor Dojlida est né en 1926, en Biélorussie. Il a trois ans et sa soeur Clara dix-huit mois lorsque sa famille émigre en Lorraine en 1929, pour s'établir d'abord à Trieux où le père est employé à la mine, puis à Homécourt, où il entre aux aciéries. Le 10 mai 1940, la première bombe s'écrase sur Homécourt. L'école ferme. Victor ne passera pas le certificat d'études. Malgré son jeune âge, il s'engage dans diverses actions, et entre dans la Résistance. En février 1944, il est arrêté, son réseau a été dénoncé. C'est la déportation et les camps. Il a presque vingt ans lorsqu'il revient. Le juge qui le livra à la Gestapo et le policier qui a dénoncé son réseau sont encore en place. Ce n'est pas supportable, pour ce jeune homme rescapé de l'enfer. Commence alors l'enchaînement des faits qui le conduiront en prison pendant près de quarante ans.

"Victor, le 26 septembre 1989, à sept heures du matin, les portes de la prison de Poissy s'ouvraient pour toi, et la rue te rendait une liberté tardive. Quelques semaines après, le mur de Berlin tombait. Ah, les beaux jours de cet automne-là ! Car il faut bien que les portes s'ouvrent, que les murs s'écroulent, quand ils empêchent les hommes de vivre". Michèle Lesbre a rencontré Victor Dojlida à sa sortie de prison et l'a côtoyé jusqu'à sa mort en 1997.

Noesis (2001) 125 p. 15 x 21 cm

14,00 €

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